Pratiques sexuelles et opinions politiques : une liaison dangereuse ?

La gauche plus coquine que la droite ? La sexualité politique en question

Une étude récente réalisée par l’Ifop pour le compte du magazine pornographique Hot Video révèle une corrélation stupéfiante entre vie sexuelle et orientation politique. Il apparaît ainsi clairement que les électeurs de gauche seraient plus coquins, d’un point de vue statistique, que les électeurs de droite ! Différents points permettent d’en arriver à cette conclusion étonnante. Le nombre de partenaires : 9 en moyenne chez les sympathisants de gauche contre 7 pour ceux de droite. La moyenne française se situe à 8. Le nombre de coïts mensuels creuse encore la différence : les citoyens de droite et du centre sont plus sages avec 5,9 rapports pour les électeurs de François Bayrou et 6,7 pour les électeurs de Nicolas Sarkozy. Les électeurs de François Hollande, eux, aiment ça : ils se situent dans la moyenne nationale avec 7,6/7,8 rapports sexuels mensuels. Il en va de même pour les pratiques sexuelles : ainsi, la fellation est largement pratiquée par les femmes de gauche mais assez peu par celles de droite. 81% contre 69%. Mais la grande surprise vient de l’insatisfaction sexuelle. En effet, il apparaît que ceux qui sont insatisfaits de la politique sont aussi insatisfaits sexuellement ! De fait, les taux d’insatisfaction sexuelle sont les plus importants chez les électeurs d’extrême gauche et d’extrême droite. En réalité, cette révélation est assez cohérente. Certaines catégories socioprofessionnelles sont surreprésentées dans cet électorat : ouvriers en situation précaires, quadras et quinquas, indépendants et chômeurs. Bref, rien de nouveau de ce côté-là finalement : les problèmes rencontrés au quotidien nuisent à la libido et à la sexualité. Si votre vie sexuelle vous paraît ennuyeuse changez donc de bord… politique !

La sodomie : une pratique sexuelle encore taboue

Une pratique sexuelle interdite : la sodomie

Selon une autre étude, seules 37% des femmes auraient déjà réalisé une pratique sexuelle taboue, la sodomie ; quant aux hommes, hétérosexuels bien sûr, impossible d’avoir un chiffre : la pratique de la sodomie masculine chez les hétérosexuels est encore plus taboue. Souvent qualifiée de perverse, la sodomie fait encore parler d’elle, comme la fellation, longtemps considérée elle aussi comme une pratique déviante. Par définition, sont considérées comme perverses les pratiques sexuelles « contre-productives », entendez par là : qui ne sont pas propices à la procréation. Dès lors, le baiser pourrait lui aussi être considéré comme pervers, sans parler de la masturbation. Mais la sodomie souffre tout de même d’une image bien plus dégradée que les autres alternatives à la pénétration vaginale. Par exemple, aux Etats-Unis, 13 états l’interdisent formellement. Eh oui : sodomiser sa partenaire peut être passible de peines de prison ! Il en va d’ailleurs de même dans certains pays comme la Chine ou le Nicaragua. Israël n’a fini par la tolérer qu’en 1988… Sale, dégradante, réservée aux homosexuels… autant de propos classiques qu’on entend à son sujet. C’est sûrement ce caractère tabou qui fait qu’elle est, pour une majorité d’homme, le fantasme principal. En revanche, hors de question pour ces messieurs d’accepter de la subir. Souriez mesdames, car si vous pouvez avoir toutes vos raisons de la refuser, les hommes, quant à eux, ne savent pas ce qu’ils ratent. En effet, selon les médecins et les sexologues, la sodomie est la pratique sexuelle qui permettrait de procurer le plus de plaisir aux hommes. Le point P, équivalent masculin du point G des femmes, est en fait la prostate ! Et la pénétration anale est le seul moyen de l’atteindre. Mesdames, la prochaine fois que votre partenaire insiste pour une sodomie, proposez lui la même chose, ça le fera réfléchir…

Les pratiques sexuelles alternatives

Les pratiques sexuelles « déviantes » : un peu de piquant ?

Le tour des pratiques sexuelles les plus répandues est finalement assez vite fait : caresses, sexe oral et même sodomie sont finalement assez classiques et assez répandus. En revanche, dès qu’on touche à des pratiques plus « alternatives », là, il peut y avoir crispation. Les tabous sont encore très grands. Parmi celles-ci, le fétichisme est sûrement le moins mal perçu. Les fétichistes ont de l’excitation sexuelle grâce à des objets ou à des parties spécifiques du corps humain. C’est souvent lié, disent les psychanalystes, à une fixation lors de la petite enfance. Le plus souvent sans risque, elle est généralement acceptée par les femmes, car ce sont en effet surtout des hommes qui sont fétichistes. Le sado-masochisme pose plus de problèmes. En effet, certains prennent du plaisir à ressentir de la douleur. Alors pourquoi pas. Là où les choses se compliquent, c’est quand quelqu’un aime faire mal à l’autre. Bien entendu, si vous ne souhaitez pas souffrir, il faut refuser ces pratiques : se forcer à souffrir pour satisfaire son partenaire n’est pas une solution d’épanouissement sexuel ! Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Certaines personnes, les études avancent qu’elles sont rares, éprouvent du plaisir sexuel par l’intermédiaire de l’urine ou des matières fécales. Urophilie, plus poétiquement appelée ondinisme, et coprophilie, ou scatophilie, sont des pratiques déviantes très marginales mais qui existent. Les psychanalystes n’ont pas fini de faire le tour de ces attirances sexuelles mais elles ont de tous temps fait parler les romanciers et les poètes. Quoi qu’il en soit, le tout est de prendre du plaisir et de ne pas se forcer. Donc si tout le monde est d’accord : laissez-vous aller et renouvelez vos pratiques sexuelles !