Libido et vie sexuelle : Saviez-vous que trois personnes âgées sur quatre ont encore une vie sexuelle digne de ce nom, et qu’un individu sur six affirme que leur libido augmente avec l’âge ?

Alors pourquoi sommes nous si nombreux à nous inquiéter des effets de l’âge sur notre sexualité et notre libido ? Parce que, en matière de sexe, la plupart de nos certitudes sont des idées reçues. Pour détenir le secret de l’épanouissement sexuel, voici ce qu’il savoir sur la libido.

La libido s’entretient tout au long de la vie

Il arrive qu’après plusieurs années d’une vie sexuelle réussie, le côté sexuel du mariage perde de son attrait. La libido de l’un des deux partenaire s’affaiblit, il n’éprouve plus de plaisir aux approches de l’autre et l’acte sexuel devient une opération ennuyeuse qu’on exécute parce qu’il s’agit d’un rite. Si cette baisse de libido se produit, un changement d’air, un repos ou un allègement des charges de la vie s’impose. Après ce petit chamboulement, il y a des chances pour que, les deux partenaires se sentent à nouveau comme un jeune couple insouciant avec une libido retrouvée.

Dans le domaine de la sexualité, les hommes et les femmes peuvent s’adonner au plaisir sexuel et en jouir jusqu’à un âge avancé, à condition qu’ils ou elles gardent un intérêt constant et actif pour l’acte sexuel. Contrairement au vieux mythe qui dit qu’un homme ou une femme ne doit pas s' »user » sexuellement pendant son jeune âge, la science a confirmé que ceux qui ont eu une libido épanouie et qui ont pratiqué l’acte sexuel sans retenu dans leur jeunesse, pourront conserver leurs appétits jusqu’à un âge avancé. En d’autres termes, plus la libido sera présente, plus nous aurons fait l’amour et plus grandes  sont nos chances de garder nos capacités sexuelles après la cinquantaine. Comme toute autre activité de la vie, c’est le comportement de l’individu qui détermine le succès. Dans ce cas, il dépendra de la personne et de ses activités qu’elle continue à obtenir des satisfactions de ses relations sexuelles quand elle aura plus de soixante ou voir soixante-dix ans.

L’homme face à sa libido

Bien qu’il soit parfaitement normal pour des gens de la cinquantaine et plus de continuer à faire l’amour aussi longtemps qu’il le désirent, la libido d’un homme diminuent souvent plus rapidement que la libido d’une femme. Mais il ne faut pas croire que les capacités sexuelles de l’homme déclinent progressivement avec l’âge. Ne pas confondre « baisse de libido » et « capacités sexuelles ». A partir du moment où le but recherché est le plaisir et non la rapidité d’éjaculation, votre vie amoureuse ne peut que s’améliorer. Les besoins éjaculatoires innés de l’homme ne diminuent guère avant la cinquantaine et, lorsque cela se produit, la satisfaction sexuelle n’en ai que meilleure. L’homme peut prolonger la durée de l’acte sexuel et se concentrer sur son plaisir et sur celui de sa partenaire, offrant à celle-ci davantage de temps pour parvenir à l’orgasme. Et, comme il a besoin d’être plus et plus longtemps stimulé pour être excité, sa compagne se sent plus utile.

Les difficultés d’érection ne sont pas une fatalité, il existe des moyens d’y remédier. Certains hommes de plus de soixante-cinq ans souffrent de dysfonctionnements de l’érection tels qu’ils interdisent tout rapport sexuel. Dans la plupart des cas, le problème serait imputable à des facteurs physiologiques : prise de médicaments, maladies comme le diabète, les affections cardiaques, l’hypertension et la sclérose en plaques, problèmes vasculaires ou neurologiques. Si vous êtes confronté à ce genre de difficulté, consulté un spécialiste. Mais sachez qu’une érection complète n’est pas indispensable. Stimulé physiquement et psychiquement, un homme peut parvenir à l’orgasme sans érection.

La femme face à sa libido

Il est souvent arrivé qu’aux premiers temps d’une union, un couple ressente des difficultés parce que le mari voulait faire l’amour plus souvent que sa femme. Mais ce phénomène s’inverse à la fin de la cinquantaine ou début de la soixantaine. La femme retrouve sa libido de ses « premières années ». Après la ménopause, la plupart des femmes ne perdent pas tout intérêt pour le sexe. C’est sans doute parce que certaines femmes qui vivent seules répriment leur libido qu’est né le mythe selon lequel les femmes âgées ne sont pas portées sur le sexe. Or des études sur le comportement sexuel mettent en évidence une augmentation de la fréquence des rapports chez les femmes de plus de soixante-cinq ans qui vivent en couple. Elles osent davantage exprimer leur désir et prendre l’initiative des rapports sexuels. Une telle attitude est une libération pour les hommes aussi. Parmi les changements physiologiques qui accompagnent la ménopause, il est cependant un qui peut entraver la spontanéité sexuelle : la diminution de la lubrification vaginale. On pourra alors utiliser avec profit un lubrifiant soluble à l’eau.

Les femmes âgées conservent leur capacité à atteindre l’orgasme. Le vieillissement n’a, en soi, aucune influence sur une telle capacité, pas plus qu’il n’entame l’aptitude d’une femme à connaître des orgasmes multiples. Certaines constatent même que, plus leur taux oestrogènes diminue, plus leur possibilité de parvenir à l’orgasme augmente.